Le pouvoir français désemparé face à la mobilisation du 17 octobre

18/10/2026 – La rédaction de Mondafrique

« Le 17 octobre, une journée aux multiples inconnues », annonçait « le Monde » de vendredi soir en actant la rupture désormais patente entre la jeunesse français et le quinquennat finissant d’Emmanuel Macron. Hésitant entre le recours à une répression mal maitrisée et l’amorce tardive d’un dialogue, le gouvernement français semble pris de court et sans voix face l’ampleur des mécontentements d’une grande partie du pays.

Un dessin signé « Placide »

La mobilisation massive à laquelle on devrait assister ce samedi 17 octobre d’après le ministre françaisde l’Intérieur lui même, débouchera-t-elle sur une convergence des luttes entre des milliers de manifestants qui dénoncent pêle mêle délabrement du système éducatif, le cout du carburant ou encore la chute continue du pouvoir d’achat? Ou la manifestation mettra-t-elle en évidence l’absence de perspectives communes au sein d’un mouvement social pour l’instant encore hétéroclite?

Jusqu’où ira la montée des violences?

Les violences qu’elles soient d’origine policière ou le fait de casseurs ont marqué comme jamais les mobilisations lycéennes et ont été utilisées au départ par le gouvernement pour discréditer la mobilisation lycéenne.

Pour le seul 6 octobre, selon Euronews, 488 personnes avaient déja été interpellées. Dans la foulée, les poursuites judiciaires ont été nombreuses. Le 8 octobre, le ministère de la Justice recensait 6 877 gardes à vue depuis le début des mobilisations lycéennes, dont 5890 concernant des mineurs. Au total, 2 376 personnes faisaient l’objet de poursuites.

Amnesty International a dénoncé un usage disproportionné de la force contre des mineurs, tandis que les autorités, entre deux tentatives d’ouvrir un dialogue, mettent en avant les agressions d’une infime minorité de jeunes lycéens et collégiens contre les policiers et les dégradations dont les mêmes , la plupart très éloignés des mobilisations actuelles, ont pu serendre coupables