Le Paris Afro Caribbean Festival à Belleville (31 octobre-1er novembre)

31/10/2026 – La rédaction de Mondafrique

Les 31 octobre et 1er novembre, le Paris Afro Caribbean Festival investit Belleville. Gwoka, zouk, konpa et musiques congolaises rythmeront deux journées de cours et de bals. Un rendez-vous consacré aux danses populaires et aux liens culturels qui unissent l’Afrique et les Caraïbes depuis plusieurs générations.

À Paris, les musiques africaines et caribéennes partagent depuis longtemps les mêmes pistes de danse. Les 31 octobre et 1er novembre 2026, le Paris Afro Caribbean Festival réunira leurs amateurs au Saumur, dans le quartier de Belleville. Deux journées consacrées au gwoka, au zouk, au konpa et aux musiques congolaises, avec des ateliers suivis de bals ouverts aux danseurs de différents niveaux.

Organisé par l’association VideoParis, le festival entend réunir plusieurs générations autour de pratiques musicales qui occupent une place importante dans les communautés antillaises, haïtiennes et africaines de la capitale. Son programme associe apprentissage, activité physique et soirées dansantes, avec une attention particulière portée aux danses sociales.

Le samedi 31 octobre, les activités commenceront à 15 heures avec un cours de gwoka et une séance de fitness caribéen. À partir de 18 heures, place au grand bal, qui se poursuivra jusqu’à 4 h 30 du matin. Le zouk et le konpa domineront la première partie de la soirée, avant une séquence consacrée aux musiques congolaises et au gouyad.

Du gwoka aux musiques congolaises

Le choix des disciplines raconte une histoire musicale faite d’échanges, de migrations et de transformations. Originaire de Guadeloupe, le gwoka repose sur un dialogue entre tambours, chant et danse. Longtemps associé aux pratiques populaires guadeloupéennes, il constitue aujourd’hui un élément majeur du patrimoine culturel de l’archipel.

Inscrit en 2014 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, le gwoka reste une pratique vivante, transmise par les musiciens, les danseurs et les associations. Son enseignement à Paris témoigne de cette continuité culturelle au sein de la diaspora antillaise.

Le zouk occupe une autre place dans cette histoire. Popularisé dans les années 1980 par le groupe Kassav’, il s’est rapidement diffusé au-delà des Antilles françaises. Ses rythmes et ses mélodies ont trouvé un public important en Afrique, notamment dans les pays francophones.

Le konpa, développé en Haïti dans les années 1950, s’est lui aussi imposé sur les pistes de danse internationales. Sa pulsation régulière et son répertoire sentimental en ont fait une référence des bals caribéens.

La programmation accordera également une place aux musiques congolaises. La rumba congolaise, dont les racines sont liées aux échanges transatlantiques, illustre particulièrement les circulations musicales entre l’Afrique et les Amériques. Les orchestres congolais ont développé leurs propres arrangements, leurs guitares et leurs styles de danse, tout en puisant dans des influences venues des Caraïbes.

Belleville, une piste de danse partagée

Le dimanche 1er novembre, le festival reprendra à 16 heures avec deux cours de konpa et de gouyad. Un bal consacré au zouk et au konpa suivra de 18 heures à minuit, pour clôturer cette première édition annoncée à Belleville.

Ces ateliers donnent aux participants l’occasion de découvrir les mouvements et les codes des danses proposées avant de les pratiquer collectivement. Cette organisation favorise la rencontre entre habitués des soirées afro-caribéennes et personnes souhaitant s’initier.

Le choix de Belleville inscrit également l’événement dans un quartier marqué par une forte diversité culturelle. Les restaurants, commerces, salles de spectacle et lieux associatifs y reflètent les multiples origines de ses habitants et de ses visiteurs.

Pour les organisateurs de soirées afro-caribéennes, l’enjeu consiste aussi à maintenir des espaces de rencontre accessibles dans une capitale où les lieux festifs subissent des contraintes économiques importantes.

Avec des billets annoncés entre 5 et 50 euros selon les activités, le festival propose différentes formules, de l’accès à un bal jusqu’au pass couvrant les deux journées.

À Belleville, le Paris Afro Caribbean Festival mettra ainsi en présence plusieurs traditions musicales dont les histoires se croisent depuis des décennies. Sur la piste, ces échanges prendront une forme simple : celle de danseurs réunis autour de rythmes qu’ils connaissent, découvrent ou transmettent.

Informations pratiques

Événement : Paris Afro Caribbean Festival
Dates : samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre 2026
Lieu : Le Saumur
Adresse : 10 rue de Belleville, 75020 Paris
Samedi 31 octobre :
15 h–16 h 30 : gwoka
16 h 30–18 h : Caribbean Fit
18 h–2 h : bal zouk et konpa
2 h–4 h 30 : musiques congolaises, gouyad et zouk
Dimanche 1er novembre :
16 h–18 h : cours de konpa et gouyad
18 h–minuit : bal zouk et konpa
Tarifs : de 5 à 50 € selon les activités et les formules choisies. Pass deux jours et billets pour les soirées proposés sur réservation.
Public : adultes, débutants et danseurs confirmés selon les activités.
Organisateur annoncé : VideoParis / Afro Caribbean Nation
Renseignements : 06 95 63 06 68
Programme officiel : https://www.paris.fr/evenements/paris-afro-caribbean-festival-126193
Billetterie : https://www.bizouk.com/events/details/paris-afro-caribbean-festival-gwo-ka-zou/132820