Des baobabs du Botswana aux hammams marocains à Cannes le 21 octobre

19/10/2026 – Nicolas Beau

À Cannes, le Festival international du film panafricain prépare sa vingt-troisième édition loin de la compétition officielle du festival de mai. Plus de cinquante films, des débats et les Dikalo Awards composeront cinq journées consacrées aux images, aux savoirs et aux diasporas du monde panafricain.

Du 21 au 25 octobre, Cannes accueillera la vingt-troisième édition du Festival international du film panafricain (FIFP). Porté par l’association Nord Sud Développement, ce rendez-vous indépendant construit depuis plus de deux décennies un espace de diffusion pour les cinémas africains, caribéens et diasporiques.

L’édition 2026 annonce plus de cinquante films, accompagnés de conférences, de rencontres professionnelles, de concerts et d’expositions. La sélection reflète une conception large du panafricanisme culturel : les œuvres viennent d’Afrique, mais aussi des Amériques, des Caraïbes, d’Europe, d’Asie et du Pacifique.

Cette diversité inscrit le festival dans un dialogue international tout en donnant une visibilité particulière aux expériences, aux mémoires et aux créations liées aux mondes africains.

Du patrimoine gnawa aux histoires de l’exil

La programmation réunit fictions, documentaires et courts métrages autour de thèmes très différents.

Dès le 21 octobre, deux documentaires consacrés à la culture marocaine figurent à l’affiche : L’Évolution des hammams marocains et Les Possédés : le pouvoir de la transe gnawa. Ces œuvres abordent des traditions qui occupent une place importante dans la vie sociale et musicale du Maroc.

Le même jour, Les Géants d’un lac ancien, consacré aux baobabs du Botswana, introduira une dimension environnementale et patrimoniale. Le 22 octobre, Hira Gasy de Madagascar proposera un regard sur une forme d’expression artistique malgache associant plusieurs disciplines.D’autres œuvres abordent les migrations et les identités. Africa Blanca, la couleur de l’exil figure à la programmation du 22 octobre, tandis que Goundafa, le chant maudit sera présenté le 23 octobre.

Cette sélection met en relation patrimoine immatériel, histoires personnelles et réalités contemporaines. Elle révèle également la place prise par le documentaire dans la transmission des cultures africaines.

Une vitrine pour les cinéastes et les professionnels

Le Festival international du film panafricain ne se limite pas aux projections. Les conférences, débats et rencontres permettent aux réalisateurs de présenter leurs démarches et de rencontrer d’autres professionnels du secteur.

L’enjeu reste important pour les films indépendants : obtenir une sélection en festival ne garantit ni distribution commerciale, ni accès durable aux salles. Les manifestations spécialisées constituent donc des lieux de découverte et de mise en relation, particulièrement utiles aux cinéastes qui travaillent en dehors des grandes structures de production.

La compétition officielle sera sanctionnée par les Dikalo Awards, remis lors de la cérémonie de clôture du 25 octobre.

Le 23 octobre, une soirée musicale consacrée au kompa prolongera les projections. Un dîner de gala est également programmé le 24 octobre à l’hôtel Martinez.

Informations pratiques

Dates : du 21 au 25 octobre 2026.
Lieux : espace Miramar, Cannes ; hôtel Martinez pour le dîner de gala.
Horaires : programmation de 9 h 30 à minuit selon les journées.Tarifs : 5 € la projection ou conférence, accès gratuit aux séances pour les Cannois sur justificatif ; cérémonie d’ouverture à 10 € ; pass festival à 30 €.
Salon panafricain : accès libre aux conférences et animations annoncées dans cet espace.
Programme et billetterie : Festival international du film panafricain de Cannes.