Cette semaine, la culture bat au rythme des scènes africaines et diasporiques, de Bruxelles à Paris, de Londres à Portimão. Festivals, soirées gaming, blues touareg, afrobeat, amapiano, danses du monde et récits panafricains dessinent une cartographie vibrante des circulations contemporaines. Une sélection vive, où le patrimoine dialogue avec les jeunesses créatives d’aujourd’hui et leurs nouvelles scènes.
Du 26 au 28 juin, le parc d’Osseghem accueille une nouvelle édition de Couleur Café, l’un des festivals les plus emblématiques de Belgique. Entre afrobeat, hip hop, reggae, soul et électro, Bruxelles célèbre trois jours de métissage musical et culturel.
Longtemps considéré comme l’un des rendez-vous incontournables de l’été belge, Couleur Café continue de cultiver une identité qui lui est propre. Installé dans le parc d’Osseghem, au pied de l’Atomium, le festival ne cherche pas à rivaliser avec les grands mastodontes européens en multipliant les têtes d’affiche. Sa force réside ailleurs. Depuis plus de trois décennies, il fait du dialogue entre les cultures son véritable fil conducteur et transforme Bruxelles, le temps d’un week-end, en une scène ouverte sur les musiques du monde contemporain.
L’édition 2026 confirme cette ligne. Plus qu’une succession de concerts, le festival propose un voyage à travers les grands courants musicaux qui traversent aujourd’hui l’Afrique, les Caraïbes, l’Amérique latine, l’Europe et leurs diasporas. Afrobeat, amapiano, hip hop, reggae, dancehall, soul, jazz, électro et musiques latines s’y croisent sans hiérarchie, dans un esprit d’ouverture devenu la signature de l’événement.
Parmi les artistes les plus attendus figure Ezra Collective. Le quintette britannique, récompensé pour son audace musicale, continue de repousser les frontières du jazz en le mêlant aux rythmes afro-caribéens, au grime et au hip hop. À ses côtés, l’artiste angolo-portugaise Pongo confirme la vitalité de la scène afro-électronique européenne, tandis que le Nigérian Ruger poursuit son ascension internationale grâce à un afrobeat particulièrement efficace.
Les nouvelles voix des diasporas
La programmation reflète avec précision les grandes tendances musicales actuelles. Le Britannico-Nigérian Obongjayar apporte sa voix singulière, entre soul expérimentale, rock et héritage africain. La Ghanéenne Amaarae, devenue l’une des artistes les plus influentes de la nouvelle scène africaine, illustre quant à elle l’émergence d’une pop mondialisée qui puise autant dans le R&B que dans les sonorités électroniques.
Les amateurs de hip hop retrouveront notamment Skepta, Freddie Gibbs, Redveil ou encore ISHA & Limsa, tandis que la scène francophone sera représentée par KeBlack et Genezio. L’Amérique latine sera également bien présente grâce au Vénézuélien Danny Ocean, dont les mélodies pop urbaines rencontrent un succès international.
Le reggae conserve naturellement sa place historique avec Protoje, Lila Iké et Stand High Patrol, tandis que Thee Sacred Souls rappelleront combien la soul classique demeure une source d’inspiration pour une nouvelle génération d’artistes.
Le festival accorde également une large place aux scènes émergentes. Des formations comme Tribal Kush, Reemah ou Heisrema témoignent de cette volonté constante de faire découvrir de nouveaux talents avant leur explosion internationale.
Une expérience culturelle bien au-delà des concerts
Couleur Café n’a jamais été un simple festival de musique. Son atmosphère repose autant sur les concerts que sur les espaces de rencontre, les stands culinaires venus des quatre coins du monde, les créations artisanales et les animations qui ponctuent les trois journées.
Cette dimension multiculturelle explique largement la fidélité de son public. Les festivaliers ne viennent pas seulement écouter des artistes ; ils viennent vivre une expérience où les cultures dialoguent naturellement, dans une ambiance particulièrement conviviale. Le choix du parc d’Osseghem participe lui aussi à cette identité. Niché dans un vaste écrin de verdure au nord de Bruxelles, à proximité immédiate de l’Atomium, le site offre un cadre à la fois urbain et ouvert, facilement accessible en transports en commun.
À l’heure où de nombreux festivals tendent à uniformiser leurs programmations, Couleur Café continue d’assumer une ligne éditoriale forte. L’événement privilégie les artistes qui racontent les évolutions musicales des diasporas contemporaines plutôt que les seuls phénomènes commerciaux. Ce parti pris lui permet de rester l’un des festivals européens les plus singuliers, capable de réunir plusieurs générations autour d’une même idée : célébrer la diversité culturelle à travers la musique.
Informations pratiques
Couleur Café 2026
Dates : du vendredi 26 au dimanche 28 juin 2026.
Lieu : Parc d’Osseghem, Laeken (1020 Bruxelles), au pied de l’Atomium.
Programmation : Ezra Collective, Skepta, Pongo, Ruger, Obongjayar, Amaarae, Danny Ocean, KeBlack, Protoje, Freddie Gibbs, Thee Sacred Souls, Greentea Peng, Lila Iké, Dino d’Santiago avec Mayra Andrade & Batukadeiras, Gaz Mawete, ISHA & Limsa, Redveil, Stand High Patrol, Tribal Kush et de nombreux autres artistes.
Accès : métro, tram et bus desservent directement le site ; des parkings vélos sont également prévus.
Billetterie et informations : sur le site officiel du festival.
Abidjan joue la carte African Origins le 26 juin
Le 26 juin, la Goethe Gbôrô Night revient à Abidjan avec une édition « African Origins ». Tournois, jeux de société, party games, karaoké et rencontres avec des experts composent une soirée gratuite pensée pour la communauté gaming ivoirienne. Un format léger, mais révélateur d’une scène culturelle jeune et inventive.
À Abidjan, les cultures numériques ne se regardent plus seulement derrière un écran. Elles se rencontrent, se testent, se jouent en public. Le vendredi 26 juin, le Goethe-Institut Côte d’Ivoire accueille Goethe Gbôrô Night – African Origins, une soirée dédiée au gaming et aux jeux, organisée à partir de 18h30 dans sa bibliothèque, à Abidjan-Cocody. L’entrée est libre. L’événement s’inscrit dans la série Goethe Gbôrô Nights, présentée par l’institut comme un rendez-vous afterwork destiné aux fans de gaming de la capitale économique ivoirienne.
Le programme annoncé est simple et efficace : tournois, rencontres avec des experts du gaming, jeux de société, party games et karaoké. L’idée n’est pas seulement de divertir. Elle consiste aussi à rassembler une communauté, à lui donner un lieu, une heure, un cadre, une visibilité. Le Goethe-Institut parle explicitement de « communauté gaming ivoirienne », signe que ces pratiques sont désormais prises au sérieux comme formes de sociabilité et d’expression culturelle.
Le choix du mot Gbôrô ancre l’événement dans une ambiance locale, familière, urbaine. L’édition porte cette fois le sous-titre African Origins, que les réseaux sociaux de l’institut associent à l’idée de « jeux & rites ». Cette formulation ouvre un terrain plus large que le simple tournoi de consoles : elle permet de relier les jeux contemporains aux imaginaires africains, aux formes de compétition, aux récits, aux gestes collectifs et aux manières de faire communauté.
Le jeu comme nouveau lieu culturel
Ce rendez-vous mérite une attention éditoriale parce qu’il déplace la définition habituelle de l’événement culturel. Ici, pas de scène frontale, pas de public immobile, pas de séparation stricte entre artiste et spectateur. Les participants jouent, chantent, défient, discutent, observent. La culture passe par l’interaction. Elle se fabrique dans la partie, dans la stratégie, dans le rire, dans l’adresse lancée à l’autre.
Ce format correspond bien à Abidjan, ville de circulation rapide, de nuits actives, de langues mélangées, de codes populaires constamment renouvelés. Les Goethe Gbôrô Nights adoptent un ton d’afterwork : on vient après le travail, entre amis ou collègues, pour se détendre, mais aussi pour entrer dans un réseau. L’événement ne demande pas au public de se comporter comme dans une salle classique. Il l’invite à participer. C’est cette dimension qui change tout.
Le fait que la soirée se tienne dans la bibliothèque du Goethe-Institut est également significatif. Une bibliothèque est d’abord un lieu de lecture, de savoir, de consultation. En y installant du gaming, des jeux de société et du karaoké, l’institut élargit sa fonction. Il ne se limite plus à être un espace de langue ou de documentation. Il devient un lieu de pratique culturelle contemporaine, ouvert aux usages d’une génération qui apprend, échange et crée aussi par le jeu.
Cette évolution est importante pour les institutions culturelles en Afrique. Les publics jeunes ne se gagnent pas seulement par de grandes expositions ou des concerts prestigieux. Ils se construisent par des formats réguliers, accessibles, conviviaux, capables de reconnaître leurs pratiques. Goethe Gbôrô Night va dans ce sens : l’événement ne sacralise pas la culture, il la rend praticable.
Une scène jeune à observer de près
L’angle African Origins donne à cette édition une portée particulière. Les jeux vidéo, les jeux de plateau, les univers compétitifs et les pratiques numériques sont souvent racontés à partir de modèles nord-américains, européens ou asiatiques. En Afrique, ils sont pourtant réappropriés avec des références locales, des langues, des blagues, des musiques, des styles visuels et des modes de rencontre propres aux villes du continent.
Abidjan a toute sa place dans cette dynamique. La ville est déjà un centre musical, audiovisuel, humoristique et numérique. Le gaming y ajoute une couche culturelle : celle d’un public qui consomme, mais qui peut aussi organiser, commenter, streamer, coder, dessiner, scénariser, arbitrer, produire des événements et inventer des communautés. Une soirée comme celle du Goethe-Institut ne prétend pas résumer ce mouvement, mais elle en donne une image concrète.
Pour un journal culturel, le sujet offre plusieurs portes d’entrée. On peut y raconter les joueurs et joueuses qui se rassemblent, les créateurs de contenus, les organisateurs de tournois, les passerelles entre jeux traditionnels et jeux numériques, ou encore la manière dont les institutions culturelles européennes présentes en Afrique adaptent leurs lieux à des pratiques plus populaires. Le traitement ne doit pas être gadget. Le jeu est une affaire sérieuse parce qu’il touche au langage, au collectif, à l’économie créative et aux imaginaires.
Goethe Gbôrô Night–African Origins a donc l’allure d’un petit événement, mais son enjeu est plus large. Il montre que la culture africaine contemporaine ne se trouve pas uniquement dans les festivals, les musées ou les grandes scènes. Elle est aussi dans les bibliothèques transformées en arènes de jeu, dans les soirées gratuites, dans les groupes d’amis qui se reconnaissent autour d’une manette, d’un plateau, d’un micro ou d’un défi.
Informations pratiques
Événement : Goethe Gbôrô Night–African Origins
Date : vendredi 26 juin 2026
Horaire : 18h30
Lieu : Bibliothèque du Goethe-Institut Côte d’Ivoire, Abidjan-Cocody
Adresse : Avenue Jean Mermoz, rue C27, Abidjan-Cocody
Catégorie : gaming, jeux, cultures numériques, afterwork culturel
Programme : tournois, jeux de société, party games, karaoké, rencontres avec des experts du gaming
Tarif : entrée libre
Cabaret Sauvage : du Sahara à Lagos
Le Festival d’Été du Cabaret Sauvage ouvre une fenêtre puissante sur les musiques africaines. Le 26 juin, Bombino et Kader Tarhanine portent le blues touareg à Paris. Le 2 juillet, Seun Kuti & Egypt 80 rallument l’afrobeat nigérian, avec Ajate en première partie.
Paris a ses scènes d’été. Certaines misent sur l’affiche facile. Le Cabaret Sauvage, lui, choisit le voyage musical, sans folklore ni carte postale. Dans le cadre de son Festival d’Été 2026, le chapiteau de la Villette programme deux soirées qui racontent une partie essentielle des circulations africaines contemporaines : le Sahara électrique, le 26 juin, puis Lagos et l’héritage afrobeat, le 2 juillet.
La première soirée réunit Bombino et Kader Tarhanine. Deux noms, deux parcours, une même géographie musicale : celle du désert, des routes sahéliennes, des guitares amplifiées et des langues touarègues. Le Cabaret Sauvage annonce une soirée de « blues touareg », avec ouverture des portes à 19h30 et début des concerts à 20h.
Bombino, originaire d’Agadez au Niger, est l’un des musiciens qui ont imposé le Sahara sur les scènes rock internationales. Sa guitare avance comme une phrase longue : hypnotique, nerveuse, solaire. Elle porte une mémoire nomade, mais elle parle aussi au présent. Le Cabaret Sauvage insiste sur cette double dimension : un blues du désert enraciné dans la culture touarègue, mais traversé par l’énergie du rock.
Face à lui, ou plutôt à ses côtés, Kader Tarhanine représente une autre génération de cette grande famille musicale. Né au Niger de parents maliens, grandi à Tamanrasset en Algérie, il s’est imposé depuis 2012 comme l’une des voix marquantes de la nouvelle scène touarègue. Sa musique combine tradition orale, rythmes sahéliens et sonorités rock modernes.
La guitare touarègue, mémoire en mouvement
Cette soirée du 26 juin vaut mieux qu’un simple label « musiques du monde ». Le blues touareg raconte une histoire politique, sociale et intime. Il dit l’exil, la route, l’attachement à la langue, le lien au territoire, la solitude et la fête. Il parle aussi de modernité. Ces musiciens ne rejouent pas un patrimoine figé : ils l’électrisent.
À Paris, cette musique prend une résonance particulière. Elle arrive devant un public composite, fait de curieux, de connaisseurs, de diasporas, d’amateurs de rock, de blues et de musiques africaines. Le Cabaret Sauvage devient alors un point de passage. On y entend le Niger, le Mali, l’Algérie, mais aussi Paris, ville de concerts, de circulations et de scènes diasporiques.
Le 2 juillet, changement d’axe : direction Lagos. Seun Kuti & Egypt 80 prennent la scène avec l’afrobeat comme moteur. Le plus jeune fils de Fela Kuti dirige l’ancien groupe de son père, Egypt 80. Le Cabaret Sauvage rappelle qu’il a rejoint la formation très jeune comme saxophoniste et percussionniste, avant d’en prendre la tête après la mort de Fela en 1997.
Chez Seun Kuti, l’afrobeat n’est pas une relique familiale. C’est une langue de combat. Elle mêle funk, jazz, highlife, folk nigérian, cuivres puissants, rythmiques longues et écriture politique. Son album Heavier Yet, paru en 2024, prolonge cette ligne : une musique dansante, mais jamais décorative.
L’afrobeat comme scène politique
La présence de Seun Kuti au Cabaret Sauvage rappelle une évidence : l’afrobeat est né pour faire bouger les corps, mais aussi pour tenir tête au pouvoir. Fela Kuti en avait fait une arme sonore. Seun en poursuit l’esprit sans se contenter de l’hommage. Il ne copie pas l’héritage : il l’habite, le durcit, le relance.
La première partie ajoute un détour inattendu. Ajate, projet du musicien japonais John Imaeda, mêle les musiques de fêtes japonaises ohayashi à l’afrobeat et aux sonorités d’Afrique de l’Ouest. Le collectif réunit dix musiciens, des tambours, des flûtes, des instruments en bambou fabriqués à la main et des chants puissants.
Ce rapprochement entre tradition japonaise et groove afrobeat pourrait sembler improbable. Sur scène, il dit surtout quelque chose de très actuel : les musiques africaines ne circulent plus seulement dans un axe Afrique-Europe-Amériques. Elles infusent aussi d’autres imaginaires, d’autres rituels, d’autres scènes. L’afrobeat devient une grammaire mondiale, capable de dialoguer avec des formes très éloignées sans perdre son ancrage nigérian.
En deux dates, le Cabaret Sauvage propose donc un récit musical compact : le 26 juin, la guitare saharienne ; le 2 juillet, la transe afrobeat. Deux soirées, deux intensités, deux manières de rappeler que les musiques africaines ne sont pas un supplément exotique de l’été parisien. Elles en sont l’un des centres vivants.
Informations pratiques
Événement : Festival d’Été 2026 du Cabaret Sauvage
Lieu : Cabaret Sauvage, Parc de la Villette, Paris 19e
Vendredi 26 juin 2026 : Bombino + Kader Tarhanine
Jeudi 2 juillet 2026 : Seun Kuti & Egypt 80 + Ajate
Horaires annoncés : ouverture des portes à 19h30, début des concerts à 20h
Tarifs annoncés : Early bird 20 € / Regular 28 €, hors frais de location
Billetterie : Shotgun, via le site du Cabaret Sauvage
Voiron fait danser les cultures du monde du 26 juin au 3 juillet
Du 26 juin au 3 juillet, le Festival des Cultures du Monde Voiron-Chartreuse installe dans le Pays voironnais une semaine de danses, musiques, chants, ateliers et spectacles de rue. L’édition 2026 accueille notamment l’Afrique du Sud, l’Inde, le Chili, l’Ukraine et la Savoie.
À Voiron, le début de l’été prend des accents de fête populaire. Du 26 juin au 3 juillet 2026, le Festival des Cultures du Monde Voiron-Chartreuse revient pour une 43e édition déployée dans plusieurs lieux du Pays voironnais. La manifestation, organisée par Art et Traditions Populaires Salmorenc, réunit des troupes professionnelles et amateurs venues d’Inde, d’Afrique du Sud, du Chili, d’Ukraine et de Savoie, autour des danses, musiques et chants traditionnels.
Le festival ouvre vendredi 26 juin sur la place Général-de-Gaulle, à Voiron. La soirée commence à 18h30 et se prolonge jusqu’à 23h, en accès libre. Au programme : un concert inaugural de l’Union Musicale Voironnaise, la participation de Libertucada, la présentation officielle des groupes, les hymnes des pays représentés et une grande « farandole du monde » où les artistes invitent le public à entrer dans la danse. Buvette et spécialités culinaires sont également annoncées sur place.
L’esprit du rendez-vous est direct : montrer des cultures vivantes, en mouvement, sur scène et dans la rue. Les groupes ne viennent pas seulement présenter des costumes ou des répertoires. Ils apportent une manière de tenir le rythme, de chanter ensemble, de faire circuler les gestes, de transmettre une mémoire par le corps. Dans le Pays voironnais, le festival prend ainsi la forme d’une semaine de proximité, pensée pour les familles, les habitants, les visiteurs et les curieux de passage.
Une semaine de scènes, de rues et de rencontres
Le Festival des Cultures du Monde ne se concentre pas dans une seule salle. Il investit des places, rues, salles et lieux publics de Voiron et des communes alentour. La programmation annonce des spectacles, des animations de rue, des ateliers, des masterclass et des spécialités culinaires tout au long de la semaine. Le Grand Angle, scène régionale du Pays voironnais, accueille notamment le spectacle de gala, tandis que les rendez-vous gratuits permettent au public de croiser les artistes hors des formats plus classiques.
La présence de l’Afrique du Sud donne à cette édition une couleur particulière. Les chants collectifs, les polyphonies, les rythmes de danse et les traditions scéniques sud-africaines portent une force immédiatement reconnaissable. Dans un festival construit autour de la rencontre, cette participation ouvre un dialogue avec les autres délégations : l’Inde et ses formes chorégraphiques, le Chili et ses traditions populaires, l’Ukraine et ses chants, la Savoie et ses ancrages alpins.
Le format a l’avantage d’être lisible pour tous les publics. On peut venir pour un spectacle précis, suivre une animation de rue, assister à un atelier, prolonger la soirée autour d’un repas, ou simplement se laisser surprendre par un groupe en centre-ville. Cette dimension accessible reste l’une des forces du festival : la culture n’y est pas séparée de la fête, du repas, de la marche, de la conversation.
Voiron en capitale d’été populaire
Depuis 1983, l’association ATP Salmorenc porte ce rendez-vous autour des danses et musiques traditionnelles venues du monde entier. L’office de tourisme du Pays voironnais rappelle que plus de 150 troupes et plus de 3 500 danseurs, chanteurs et musiciens ont participé au festival depuis sa création.
Cette longévité compte. Elle donne au festival une place à part dans le calendrier culturel régional : ni simple animation estivale, ni grand festival de têtes d’affiche, mais un rendez-vous populaire fondé sur l’accueil de groupes, la transmission et la présence dans l’espace public. Dans une semaine culturelle souvent dominée par les concerts amplifiés et les grands événements urbains, Voiron propose un autre tempo : celui des ensembles, des rondes, des chants partagés et des traditions qui se réinventent au contact du public.
La 43e édition garde ce socle, avec quelques nouveautés annoncées par les organisateurs. Le Dauphiné Libéré signale notamment le retour de spécialités culinaires des pays représentés lors de la cérémonie d’ouverture, installées dans le centre-ville de Voiron.
Pendant huit jours, le Pays voironnais devient donc un terrain de circulation culturelle. On y passe d’un continent à l’autre sans quitter l’Isère, d’un chant à une danse, d’une scène à une place. Le festival a cette qualité simple : il ne demande pas au public d’être spécialiste. Il l’invite à regarder, écouter, goûter, puis, parfois, à entrer dans le mouvement.
Informations pratiques
Événement : Festival des Cultures du Monde Voiron-Chartreuse
Dates : du 26 juin au 3 juillet 2026
Lieu : Voiron et Pays voironnais, Isère
Ouverture : vendredi 26 juin, de 18h30 à 23h, place Général-de-Gaulle, Voiron
Pays et régions représentés : Afrique du Sud, Inde, Chili, Ukraine, Savoie
Programme : spectacles, animations de rue, ateliers, masterclass, spécialités culinaires, spectacle de gala, cérémonie de clôture
Tarifs : spectacles de rue gratuits ; spectacle de gala à 15 €, gratuit pour les moins de 10 ans ; spectacle + repas de clôture à 25 € ; carré or à 30 €
Contact : 07 85 53 73 82 ; culturesmondevoiron@orange.fr
Roskilde déroule le son africain (27 juin-4 juillet)
Du 27 juin au 4 juillet, Roskilde Festival installe au Danemark l’un des grands rendez-vous musicaux européens. Entre le 1er et le 3 juillet, Marwan Moussa, The Zawose Queens et DBN Gogo y portent trois visages puissants des scènes africaines : rap égyptien, traditions tanzaniennes et amapiano sud-africain.
Roskilde voit grand, comme chaque été. Du 27 juin au 4 juillet 2026, le festival danois réunit une programmation massive, entre têtes d’affiche internationales, scènes émergentes, art, activisme et nuits électroniques. L’édition 2026 annonce notamment Gorillaz, The Cure, David Byrne, Little Simz, Clipse, Zara Larsson, Lojay, Marwan Moussa, The Zawose Queens et DBN Gogo dans une affiche très ouverte aux circulations musicales actuelles.
Dans cette programmation, plusieurs artistes africains trouvent leur place au cœur de la semaine. Marwan Moussa joue le mercredi 1er juillet à 22h30 sur la scène Lagune. The Zawose Queens sont annoncées dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 juillet, à minuit, sur la scène Gloria. DBN Gogo prendra la scène Eos le vendredi 3 juillet à 20h30.
Le festival, l’un des plus grands rendez-vous musicaux d’Europe du Nord, est attendu par plus de 100 000 participants. Music In Africa recense pour cette édition 177 actes musicaux, plus de 90 participants dans les champs de l’art et de l’activisme, et 16 scènes et lieux de festival.
Du Caire à Roskilde, Marwan Moussa impose le rap arabe
Marwan Moussa
Le 1er juillet, Marwan Moussa arrive à Roskilde avec le statut d’un poids lourd du hip-hop égyptien. Rappeur et producteur, il s’est imposé dans le monde arabe avec une écriture directe, des productions trap et une capacité à faire entrer les rythmes de la rue égyptienne dans un format rap contemporain. Roskilde rappelle son percée avec l’album Propaganda, paru en 2019, et ses titres « Tesla » et « Batal 3alam », qui l’ont installé parmi les artistes les plus écoutés du rap arabophone.
Sa venue s’inscrit aussi dans un moment plus intime. Son album The Man Who Lost His Heart, sorti en 2025, explore la perte, le deuil et la guérison. À Roskilde, il ne vient donc pas seulement représenter une scène nationale. Il porte un rap arabe capable de remplir de grandes scènes européennes tout en gardant une matière personnelle, nerveuse et mélancolique.
Le lendemain, changement d’énergie avec The Zawose Queens. Le duo tanzanien, formé par Pendo et Leah Zawose, revisite les traditions musicales wagogo, dans une formation où les voix féminines prennent le devant de la scène. Le nom Zawose renvoie à une grande lignée musicale tanzanienne : Pendo est la fille, et Leah la petite-fille, de Hukwe Zawose, figure majeure de la musique wagogo.
Leur concert est annoncé à minuit dans la nuit du 2 au 3 juillet. Sur scène, les deux chanteuses mêlent harmonies polyphoniques, présence rituelle, rythmes entêtants, illimba et tambours ngoma. Leur premier album, Maisha, sorti en 2024, a ouvert leur chemin vers de grands festivals internationaux, dont Glastonbury et Le Guess Who.
DBN Gogo, l’amapiano en pleine puissance
DBN Gogo
Le 3 juillet, Roskilde bascule vers l’Afrique du Sud avec DBN Gogo. La DJ et productrice est annoncée à 20h30 sur la scène Eos, avec une promesse claire : faire monter l’amapiano dans son format festival. Roskilde la présente comme l’une des figures qui ont contribué à façonner ce genre devenu mondial, entre pulsation house, lignes de piano, basses chaudes, touches jazzy et groove lentement hypnotique.
DBN Gogo arrive aussi avec son dernier EP, The GodMother, où elle rapproche l’amapiano du 3-step, autre courant sud-africain en pleine montée. Sa présence prolonge une séquence déjà ouverte à Roskilde par des artistes comme Tyla et Uncle Waffles, passés avant elle par le festival.
En trois soirées, Roskilde fait entendre trois directions très différentes : le rap égyptien de Marwan Moussa, les polyrythmies tanzaniennes des Zawose Queens et l’amapiano sud-africain de DBN Gogo. Trois scènes, trois pays, trois manières d’occuper l’espace européen sans lisser les sons ni réduire les artistes à une étiquette « africaine ». Le résultat tient dans cette circulation : un festival danois, des publics venus de partout, et des musiques qui avancent avec leurs langues, leurs rythmes et leurs mémoires.
Informations pratiques
Événement : Roskilde Festival 2026
Dates : du 27 juin au 4 juillet 2026
Lieu : Roskilde, Danemark
Temps forts africains dans la période : Marwan Moussa, mercredi 1er juillet, 22h30, Lagune ; The Zawose Queens, nuit du jeudi 2 au vendredi 3 juillet, 00h00, Gloria ; DBN Gogo, vendredi 3 juillet, 20h30, Eos.
Billetterie : le site officiel annonce le pass complet complet ; le billet journée du mercredi 1er juillet est indiqué en « last chance », tandis que les billets journée du jeudi, vendredi et samedi sont annoncés complets.
Programme : Roskilde Festival, rubrique line-up.
Afro Nation ouvre le bal à Portimão le 3 juillet
Le 3 juillet, Afro Nation Portugal ouvre trois jours de fête sur la plage de Praia da Rocha, à Portimão. Burna Boy, Tyla, Gunna, Ludmilla, Darkoo, Bien et Uncle Waffles lancent une édition 2026 tournée vers l’afrobeats, l’amapiano, le R&B, le hip-hop et les diasporas.
À Portimão, l’été commence sur le sable. Afro Nation Portugal revient du 3 au 5 juillet 2026 à Praia da Rocha, en Algarve, pour trois jours de concerts, de danse, de cuisine, d’art et de fête au bord de l’Atlantique. Le festival se présente comme le plus grand rendez-vous afrobeats au monde et affiche clairement son programme : célébrer la culture noire et afro-diasporique à travers la musique, la nourriture, l’art et l’expérience collective.
La date du vendredi 3 juillet marque l’ouverture du festival et tombe dans la semaine culturelle du 26 juin au 3 juillet. Selon la programmation recensée par JamBase, cette première journée réunit notamment Burna Boy, Tyla, Gunna, Ludmilla, Darkoo, Bien, DJ Denden, Uncle Waffles, Zee Nxumalo, Felo Le Tee, Nkosazana Daughter et Royal Musiq.
L’affiche donne le ton : Afro Nation ne se limite plus à l’afrobeats nigérian, même si le Nigeria reste au centre de la fête avec Burna Boy. La première journée traverse plusieurs scènes et plusieurs continents : pop africaine mondiale, amapiano sud-africain, R&B américain, funk brésilien, sons britanniques, voix kényanes et énergie club. Sur la plage, ces styles ne sont pas juxtaposés. Ils se mélangent dans un même espace de nuit, de chaleur et de foule.
Burna Boy, Tyla et la grande scène afro-mondiale
Burna Boy ouvre cette édition avec le statut d’une superstar globale. Depuis plusieurs années, le chanteur nigérian a installé l’afrofusion sur les plus grandes scènes internationales, entre dancehall, reggae, hip-hop, highlife et pulsations ouest-africaines. À Afro Nation, sa présence a valeur de retour en terrain naturel : un festival bâti pour les artistes africains devenus mondiaux, mais aussi pour les publics qui les ont portés.
Face à lui, Tyla représente une autre trajectoire récente et fulgurante. Venue d’Afrique du Sud, elle a donné à la pop amapiano une visibilité massive, avec une écriture légère, sensuelle et immédiatement reconnaissable. Sa présence à Portimão prolonge la montée internationale des sons sud-africains, déjà très présents dans les clubs européens. Le même soir, Uncle Waffles renforce cette couleur amapiano avec une approche plus DJ, plus nocturne, plus directement tournée vers la danse.
Le programme du 3 juillet fait aussi place à Ludmilla, grande voix pop et funk du Brésil, à Gunna, figure du rap américain, à Darkoo, artiste nigériane-britannique entre afroswing et pop urbaine, et à Bien, chanteur kényan connu pour son rôle au sein de Sauti Sol. Cette circulation dit beaucoup de l’identité d’Afro Nation : l’Afrique n’y est pas un seul territoire sonore, mais un réseau de scènes reliées par les diasporas, les clubs, les plateformes et les publics voyageurs.
Une plage transformée en capitale afro-diasporique
Le décor joue un rôle essentiel. Afro Nation se tient sur la plage de Praia da Rocha, à Portimão, dans le sud du Portugal. Le site officiel précise que le festival commence le 3 juillet et se poursuit jusqu’à tard le 5 juillet, avec une ouverture annoncée à 16h chaque jour. L’événement est réservé aux plus de 18 ans, avec pièce d’identité obligatoire.
Cette dimension balnéaire fait partie de l’expérience. Afro Nation n’est pas seulement une série de concerts. C’est un séjour, une migration festive, une parenthèse de trois jours où les publics viennent d’Europe, d’Afrique, des Caraïbes et d’Amérique du Nord. L’Algarve devient alors une scène temporaire de la culture afro-urbaine mondiale, avec ses tenues, ses chorégraphies, ses groupes d’amis, ses langues croisées et ses nuits très longues.
Le festival fonctionne aussi avec un système de bracelet rechargeable. Le site officiel invite les festivaliers à créditer leur bracelet en ligne pour éviter les files d’attente, avec possibilité de demander le remboursement du crédit non utilisé après l’événement. Sur place, la FAQ précise que le paiement passe par le bracelet cashless, sans espèces ni carte aux points de vente internes.
Pour ceux qui veulent entrer uniquement le vendredi, la billetterie officielle propose un pass journée pour le 3 juillet, annoncé à 137 euros hors éventuels frais selon la page consultée. Le festival rappelle aussi que seuls les billets achetés via son site officiel sont considérés comme valides.
Le 3 juillet, Afro Nation ouvre donc plus qu’un festival : une grande scène estivale pour les sons africains et afro-diasporiques. Portimão ne sera pas seulement une destination de plage. Pendant trois jours, la ville devient un point de ralliement pour celles et ceux qui dansent au rythme de Lagos, Johannesburg, Londres, Rio, Nairobi et New York.
Informations pratiques
Événement : Afro Nation Portugal 2026
Dates : du 3 au 5 juillet 2026
Date dans l’agenda de la semaine : vendredi 3 juillet 2026
Lieu : Praia da Rocha, Portimão, Algarve, Portugal
Ouverture : à partir de 16 h
Âge minimum : 18 ans, pièce d’identité obligatoire
Artistes annoncés le 3 juillet : Burna Boy, Tyla, Gunna, Ludmilla, Darkoo, Bien, DJ Denden, Uncle Waffles, Zee Nxumalo, Felo Le Tee, Nkosazana Daughter, Royal Musiq
Billet journée vendredi : 137 € selon la billetterie officielle consultée
Londres rallume l’idée panafricaine (26 juin-3 juillet)
Du 26 juin au 3 juillet, le Barbican fait vivre sa saison Project a Black Planet avec écoute collective, performances, ateliers, discussions et exposition. À Londres, le panafricanisme quitte le seul cadre historique pour devenir une expérience de sons, d’archives, de récits et de création partagée.
À Londres, le Barbican consacre l’été à une grande saison panafricaine. Project a Black Planet se déploie du 5 juin au 6 septembre 2026, avec plus de cinquante événements mêlant art, cinéma, musique, discussions, ateliers et rencontres. Au centre du programme, l’exposition Project a Black Planet : The Art and Culture of Panafrica, visible à l’Art Gallery du 11 juin au 6 septembre, rassemble plus de 300 œuvres, entre peintures, installations, affiches, revues et films.
La semaine du 26 juin au 3 juillet concentre plusieurs rendez-vous marquants. Le vendredi 26 juin, la soirée Listening Session : Everything Is Political–What Is The Future of Panafrica? ouvre la séquence à 20h30 dans l’Art Gallery. Animée par Busayo Twins, elle s’appuie sur des discours enregistrés, des prises de parole et des fragments sonores de figures panafricaines pour interroger leur résonance aujourd’hui. Les billets donnent aussi accès à l’exposition entre 18h et 20h, avant la séance d’écoute.
Le lendemain, samedi 27 juin, le Barbican change d’échelle avec Stories of Panafrica, une journée organisée dans le Conservatory et la Garden Room, en partenariat avec The Africa Centre. Le programme annonce performances, musique, discussions, ateliers, mouvement, écriture créative et fabrication. L’événement réunit notamment Usifu Jalloh, Nii Kwartey Owoo, Shea Best, Fikayo Adebajo, Anthony Kalume, Keith Shiri, Endurance Steel Orchestra, Mahogany Carnival Design et IRIE ! dance theatre.
Des archives à écouter
La force de cette semaine tient à sa variété de formats. Le public n’est pas seulement invité à regarder une exposition. Il écoute, chante, débat, écrit, fabrique, se déplace. Dans Stories of Panafrica, le conteur Usifu Jalloh ouvre la journée avec Me Wan Go Home, une exploration musicale des parcours et des combats de grandes figures panafricaines en quête de foyer et de liberté. Le programme convoque Harriet Tubman, Granny Nanny et d’autres voix de résistance, avec une participation active du public par le chant.
L’après-midi poursuit cette logique de transmission. Le Barbican annonce des moments autour des griots, des mémoires orales, du tambour, du mouvement et de l’écriture. Le cadre du Conservatory, immense jardin intérieur de l’institution londonienne, donne à la journée une atmosphère particulière : la parole y circule dans un espace moins frontal qu’une salle classique. On vient écouter, mais aussi répondre.
En soirée, le 27 juin, la saison se prolonge avec Ben LaMar Gay’s We Chree à 19h30 à LSO St Luke’s. Le compositeur et musicien de Chicago y joue en trio avec Rob Frye aux bois et Mike Reed à la batterie. Sa musique traverse jazz, hip-hop, house, avant-garde et influences latines, dans une filiation expérimentale marquée par Chicago et par ses séjours au Brésil.
Londres, carrefour noir atlantique
Le vendredi 3 juillet, la deuxième séance d’écoute de la période adopte un angle plus britannique. Generation(s) of Panafrica–An Ode to Street Soul, menée par Nate Agbetu et Toyin Agbetu, revient sur le street soul, un courant indépendant de la musique noire britannique de la fin des années 1980 et du début des années 1990. Le Barbican le présente comme une part encore trop peu documentée de l’histoire musicale noire au Royaume-Uni.
La rencontre prend la forme d’un dialogue public entre père et fils. Toyin Agbetu, musicien, universitaire et militant panafricain, revisite son catalogue, ses labels, ses alias et son lien avec les radios communautaires pirates. La séance explore une époque où la création indépendante répondait à l’effacement institutionnel et au racisme par l’organisation, la musique et les réseaux de quartier.
Ces rendez-vous s’inscrivent dans une exposition ambitieuse. Le Barbican présente Project a Black Planet comme la première grande exposition consacrée à l’influence du panafricanisme sur l’art visuel et la culture. Les œuvres viennent d’Afrique, du Brésil, des Caraïbes, d’Amérique du Nord et d’Europe occidentale, avec des artistes comme Chris Ofili, Marlene Dumas, Claudette Johnson, El Anatsui, Kader Attia, Ibrahim El-Salahi, William Kentridge, Simone Leigh, Lubaina Himid ou Lynette Yiadom-Boakye.
À Londres, le panafricanisme n’est donc pas présenté comme un chapitre fermé. Il apparaît comme une matière vivante, faite d’images, de sons, de corps, de paroles et de mémoires familiales. Entre la galerie, le jardin intérieur, la salle de concert et les séances d’écoute, le Barbican transforme une idée politique en parcours culturel sensible.
Informations pratiques
Événement : Project a Black Planet: A Season
Lieu : Barbican Centre, Silk Street, Londres EC2Y 8 DS
Dates de la saison : 5 juin – 6 septembre 2026
Exposition : Project a Black Planet: The Art and Culture of Panafrica, 11 juin–6 septembre 2026, Barbican Art Gallery
Vendredi 26 juin : Listening Session: Everything Is Political–What Is The Future of Panafrica?, 20h30, Art Gallery; accès à l’exposition inclus entre 18h et 20h
Samedi 27 juin : Stories of Panafrica, 12 h, Conservatory & Garden Room; Ben LaMar Gay’s We Chree, 19h30, LSO St Luke’s
Vendredi 3 juillet : Listening Session: Generation(s) of Panafrica–An Ode to Street Soul, 20h30, Art Gallery
Tarifs indicatifs : exposition à partir de £20.50 ; Stories of Panafrica £15, £12 Young Barbican, gratuit pour les moins de 16 ans ; séances d’écoute £21.50, £12 Young Barbican.
