Du 19 au 27 juin, Mawazine transforme Rabat et Salé en grande scène musicale internationale. Sur la scène Bouregreg, plusieurs figures majeures du continent africain se succèdent, de Stonebwoy à Sampa The Great, en passant par Orchestra Baobab, Pongo et Serge Beynaud.
Mawazine n’est pas seulement l’un des plus grands rendez-vous musicaux du Maroc. C’est aussi, chaque année, une vitrine spectaculaire des musiques africaines, arabes et internationales. Pour son édition 2026, organisée du 19 au 27 juin à Rabat et Salé, le festival déploie une programmation très large, répartie sur plusieurs scènes. Mais pour une sélection consacrée aux cultures africaines, c’est la scène Bouregreg qui concentre l’essentiel de l’attention.
Entre le 19 et le 25 juin, elle propose une traversée du continent en sept soirées. Le 19 juin, The Ancestors ouvrent la séquence avec leur univers sud-africain, entre jazz spirituel, rythmes traditionnels et puissance collective. Le 20 juin, place à Stonebwoy, figure ghanéenne de l’afro-dancehall, dont l’énergie scénique traduit l’une des grandes lignes de force des musiques africaines actuelles: la capacité à dialoguer avec les sons mondiaux tout en conservant un ancrage local fort. Le 21 juin, Djelykaba Bintou porte la voix de la Guinée, entre modernité populaire et héritage mandingue.
La suite confirme l’ambition panafricaine de la programmation. Le 22 juin, Pongo, artiste d’origine angolaise, fait entendre une forme de kuduro réinventé, urbain, nerveux, immédiatement identifiable. Le 23 juin, Serge Beynaud représente l’une des figures les plus connues du coupé-décalé ivoirien, musique de fête, de danse et de performance qui a profondément marqué la scène ouest-africaine contemporaine. Le 24 juin, Orchestra Baobab apporte une autre temporalité: celle d’un groupe sénégalais mythique, dont la longévité raconte à elle seule l’histoire des circulations musicales entre Dakar, Cuba, l’Afrique de l’Ouest et le monde. Le 25 juin, Sampa The Great clôt cette séquence hebdomadaire avec une proposition plus hip-hop, soul et poétique, portée par une voix zambienne engagée et singulière.
Ce parcours donne à Mawazine une force particulière. Il ne se contente pas d’aligner des noms. Il met en scène plusieurs générations, plusieurs langues, plusieurs esthétiques. Le festival passe du patrimoine vivant à l’afro-pop, du dancehall au rap, du kuduro au coupé-décalé, de la mémoire orchestrale sénégalaise aux formes les plus contemporaines de l’afro-fusion.
Rabat et Salé, carrefour des sons
L’intérêt de Mawazine tient aussi à son inscription dans l’espace urbain. Le festival ne se réduit pas à une salle ou à une seule scène. Il occupe Rabat et Salé, multiplie les lieux, les publics, les atmosphères. La scène Bouregreg, dédiée aux rythmes du monde et très fortement marquée par l’Afrique, dialogue avec l’OLM Souissi, l’espace Nahda, la scène de Salé, le Théâtre National Mohammed V ou encore le site historique du Chellah. Cette dispersion donne au festival une dimension de ville en mouvement.
Dans la fenêtre du 19 au 25 juin, d’autres rendez-vous complètent d’ailleurs l’axe africain. Senny Camara est annoncée au Chellah le 20 juin, Tyla à l’OLM Souissi le 21 juin, Imany au Théâtre National Mohammed V le 22 juin, Rema à l’OLM Souissi le 24 juin et Eneida Marta au Chellah le 25 juin. Ces présences élargissent encore la cartographie musicale du festival: Sénégal, Afrique du Sud, Comores, Nigeria, Cap-Vert, autant d’origines et de trajectoires qui confirment le rôle de Mawazine comme carrefour continental.
Ce rendez-vous marocain a une particularité: il s’adresse à un public extrêmement large, tout en programmant des artistes capables de parler à des scènes très différentes. Les amateurs de grande pop internationale y trouvent leurs repères. Les passionnés de musiques africaines peuvent y suivre une programmation dense. Les curieux y découvrent des passerelles entre mémoire, fête, danse et création contemporaine.
Mawazine fonctionne ainsi comme une photographie de l’Afrique musicale actuelle: diverse, mobile, urbaine, patrimoniale, mondialisée, mais jamais uniforme. On peut y entendre la puissance d’une tradition, l’impact des musiques de club, la vitalité des scènes ouest-africaines, les circulations diasporiques et la montée d’artistes africains devenus des figures globales. À Rabat et Salé, du 19 au 25 juin, l’Afrique ne se présente pas comme un thème. Elle occupe la scène, pleinement.
Informations pratiques
Événement: Mawazine – Rythmes du Monde
Édition: 21e édition
Dates de l’édition 2026: du 19 au 27 juin 2026
Période retenue: du 19 au 25 juin 2026
Lieux: Rabat et Salé, Maroc
Scènes principales: Bouregreg, OLM Souissi, Nahda, Salé, Théâtre National Mohammed V, Chellah
Programmation africaine sur la scène Bouregreg: The Ancestors le 19 juin à 21h30 ; Stonebwoy le 20 juin à 22h30 ; Djelykaba Bintou le 21 juin à 22h30 ; Pongo le 22 juin à 22h30 ; Serge Beynaud le 23 juin à 22h30 ; Orchestra Baobab le 24 juin à 21h30 ; Sampa The Great le 25 juin à 22h30
Autres artistes africains ou afro-diasporiques repérés dans la période: Senny Camara, Tyla, Imany, Rema, Eneida Marta
Billetterie et programme: site officiel du festival Mawazine
