Sous le titre Alger-Paris, d’une rive à l’autre, deux textes de Fatima Gallaire qui évoquent son parcours qui l’a conduite d’Alger à Paris sont présentés chaque samedi à partir du 30 mai au Théatre de la Huchette.
Le premier texte Adieu Archie se déroule à Alger au lendemain de l’indépendance, c’est le départ.Le second texte Rimm la gazelle se situe à Paris, vingt ans plus tard ; il interroge un possible retour. Fatima Gallaire a écrit 25 pièces et a reçu le Prix Amic de l’Académie Française pour l’ensemble de son œuvre.
Le portrait de FATIMA GALLAIRE décédée en 2020 À PARIS
Après des études de lettres à Alger, puis de cinéma à Vincennes, elle travaille pour la
cinémathèque d’Alger, avant de retourner à Paris parfaire son cursus de cinéma. On lui doit
notamment deux documentaires pour la télévision algérienne. Mais, c’est en France et en
français qu’elle entreprend son œuvre théâtrale, de plus de 25 pièces dont « Princesses »
montée par Jean-Pierre Vincent, au Théâtre des Amandiers de Nanterre, en 1991 ce qui lui
vaut le Prix de la critique pour la meilleure œuvre francophone.
cinémathèque d’Alger, avant de retourner à Paris parfaire son cursus de cinéma. On lui doit
notamment deux documentaires pour la télévision algérienne. Mais, c’est en France et en
français qu’elle entreprend son œuvre théâtrale, de plus de 25 pièces dont « Princesses »
montée par Jean-Pierre Vincent, au Théâtre des Amandiers de Nanterre, en 1991 ce qui lui
vaut le Prix de la critique pour la meilleure œuvre francophone.
D’autres prix la couronnent : prix SACD (Nouveau Talent) ; prix Arletty pour l’ensemble
de son œuvre théâtrale ; prix Malek Haddad de la Fondation Noureddine Aba ; prix Amic de
l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre. Un art engagé, libre, vital, multiforme,
fait de théâtre mais aussi de nouvelles, de romans, de documentaires. Traduit en 15 langues et
publié majoritairement à l’Avant-Scène Théâtre (collection des Quatre Vents).
de son œuvre théâtrale ; prix Malek Haddad de la Fondation Noureddine Aba ; prix Amic de
l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre. Un art engagé, libre, vital, multiforme,
fait de théâtre mais aussi de nouvelles, de romans, de documentaires. Traduit en 15 langues et
publié majoritairement à l’Avant-Scène Théâtre (collection des Quatre Vents).
Franco-algérienne ou plutôt française et algérienne, dans un jeu de miroirs, Fatima
Gallaire donne à voir et à entendre une richesse bipolaire. L’Algérie/la France ; l’arabe/le
français ; l’Orient/l’Occident ; la tradition/la contemporanéité ; l’homme/la femme ; les
jeunes/les vieux ; dire/se taire ; partir/rester ; accepter/affronter ; la vie/la mort. Douce et
violente, comique et tragique, sensuelle et sensible, l’écriture de Fatima Gallaire indique,
dénonce, affronte : l’humiliation des femmes, l’exacerbation de la virilité, la polygamie,
l’héroïsme guerrier et la trahison, les désabusés post indépendance, les nouveaux chefs, la
toute puissance de la religion, ceux qui partent, ceux qui restent.
Gallaire donne à voir et à entendre une richesse bipolaire. L’Algérie/la France ; l’arabe/le
français ; l’Orient/l’Occident ; la tradition/la contemporanéité ; l’homme/la femme ; les
jeunes/les vieux ; dire/se taire ; partir/rester ; accepter/affronter ; la vie/la mort. Douce et
violente, comique et tragique, sensuelle et sensible, l’écriture de Fatima Gallaire indique,
dénonce, affronte : l’humiliation des femmes, l’exacerbation de la virilité, la polygamie,
l’héroïsme guerrier et la trahison, les désabusés post indépendance, les nouveaux chefs, la
toute puissance de la religion, ceux qui partent, ceux qui restent.
