« Hiver 2011 », un thriller indépendant en quête d’écran

26/05/2026 – La rédaction de Mondafrique

Avec Hiver 2011, Laurène Lubanza et Brian Houart signent le pilote d’un thriller dramatique indépendant où deux anciens complices voient leur passé criminel ressurgir. Porté par de jeunes talents, le projet cherche désormais diffuseurs, partenaires et reconnaissance dans l’audiovisuel français.

Peut-on réellement échapper à son passé, ou finit-il toujours par refaire surface au moment où l’on croyait l’avoir définitivement enfoui? C’est autour de cette question que se construit Hiver 2011, série indépendante imaginée et réalisée par Laurène Lubanza et Brian Houart. À mi-chemin entre thriller dramatique et récit de rattrapage moral, le projet s’appuie sur une tension simple, mais efficace: celle de deux hommes que leur histoire commune ne laisse pas en paix.

La série suit Niako et Djibril, deux meilleurs amis, anciens complices de cambriolages, rattrapés plusieurs années plus tard par les conséquences de leurs actes. Le pilote installe une atmosphère froide, tendue, presque suffocante, où le non-dit pèse autant que les événements eux-mêmes. Peu à peu, le récit resserre son étau autour des personnages, jusqu’à un retournement final qui rebat les cartes et laisse le spectateur dans l’attente d’une suite.

À ce jour, seul le pilote d’Hiver 2011 a été réalisé. Mais cet épisode a été pensé comme une véritable carte de visite, destinée à présenter l’univers de la série, son climat visuel, son potentiel narratif et l’identité artistique de l’équipe. Produit avec le soutien de la boîte de production Hediji Films, dirigée par Rayen Hediji, le projet veut démontrer qu’une fiction indépendante peut porter une ambition professionnelle forte, sans renoncer à une écriture ancrée dans des parcours contemporains.

Un pilote qui suscite l’attente

Porté par Braide Mokani, Dambou Doucouré, Gisèle Koffy et Idir Anzar, Hiver 2011 a déjà été présenté au public lors de deux projections remarquées. La première, organisée au Publicis Cinémas, a réuni près de 400 spectateurs. La seconde, au Club de l’Étoile, a rassemblé une soixantaine de professionnels et passionnés du milieu audiovisuel.

Ces projections ont permis au pilote de franchir une première étape décisive: sortir du cercle restreint de la production pour être confronté au regard du public. Or la réaction semble avoir été immédiate. À l’issue des séances, une question est revenue avec insistance: à quand la suite? Pour une série encore en quête de diffuseur, ce type d’attente constitue déjà un signal important.

L’enjeu est désormais de transformer cette curiosité en développement concret. Car Hiver 2011 ne se présente pas comme un simple exercice de style. Le pilote pose les bases d’un récit qui demande à être prolongé, avec ses personnages, ses zones d’ombre et ses tensions internes. Il ouvre une porte, sans encore livrer toutes les réponses.

Une génération qui veut exister

Au-delà de son intrigue, Hiver 2011 porte une ambition plus large: mettre en lumière une nouvelle génération de créateurs, d’acteurs et de techniciens issus du cinéma français indépendant, avec une attention particulière portée aux récits de la diaspora. Le projet ne revendique pas seulement une place à l’écran; il cherche aussi à élargir les représentations, à faire circuler d’autres visages et d’autres imaginaires.

«Nous voulons montrer qu’une nouvelle génération de créateurs et d’acteurs est prête à proposer des récits», souligne Laurène Lubanza. Cette phrase résume l’esprit du projet: prouver que des talents émergents peuvent construire des univers solides, ambitieux et accessibles, sans attendre d’être adoubés par les circuits les plus établis.

Plusieurs structures ont accompagné cette dynamique. Iconik Agency a notamment participé au casting de jeunes acteurs, tandis qu’Inspi Off œuvre à la formation d’acteurs émergents. Neeedco, de son côté, contribue à créer un réseau audiovisuel plus inclusif, en favorisant les rencontres entre professionnels du secteur et nouveaux talents.

Les réalisateurs espèrent aujourd’hui attirer l’attention de plateformes comme Netflix, Prime Video ou Paramount+, afin de permettre à la série de se déployer dans son intégralité. Une ambition qui s’inscrit dans un contexte où les diffuseurs recherchent des créations originales, portées par des univers identifiables et des récits capables de fédérer une communauté.

En attendant, Hiver 2011 continue de circuler sur les réseaux sociaux, où le projet rassemble déjà ses premiers soutiens. Pour suivre l’aventure de la série: @hiver2011serie. Crédits photos: @dto.shoots et @bwnf_visual.