L’épidémie de Covid touche la Tunisie de plein fouet

Rédigé le 02/05/2021
La redaction de Mondafrique

Rien ne va plus en Tunisie où le nombre de morts s’est envolé, les services de réanimation sont débordés et la campagne de vaccination peine encore à décoller. Sur fond de passe-droits
Un article de Meher Hajbi
Par son inconscience et sa gestion très contestée de la crise sanitaire, le chef du gouvernement, Hichem Mechichi montre l’étendue de son incompétence face à une situation épidémique alarmante.

Des données tragiques

Avec 6,89% décès quotidiens par un million d’habitants, la Tunisie enregistre un triste taux de mortalité, l’un des plus élevé au monde, devant l’Inde (2,09), selon l’Université Johns-Hopkins. Un nouveau record de décès a été enregistré avec 119 victimes en 24 heures, ainsi, le bilan total des personnes décédées en Tunisie après avoir contracté le coronavirus a grimpé à 10 641 cas. 
À vrai dire, le règne de Hichem Mechichi a été rythmé par le désordre et les chiffres affligeants. Depuis son arrivée à la Kasbah -2 septembre 2020- jusqu’à aujourd’hui, le nombre de personnes touchées par le virus est passé de 3 963 à 307 215, tandis que les décès ont escaladé de 86 à 10 641, révèlent les données de Worldometers, la plateforme mondiale du suivi de la propagation du coronavirus.

La politique de l’autruche !

Face à la propagation de plus en plus rageuse du coronavirus, Mechichi a opté pour la politique de l’autruche: fermer les écoles, les lycées et les universités mais pas les cafés et les restaurants ! Le chef du gouvernement interdit aux Tunisiens de se déplacer entre les régions et se permet le luxe de se rendre à des événements religieux avec au programme un bain de foule et des photos de mauvais goût !
Pour casser la courbe épidémique, Hichem Mechichi tourne le dos au comité scientifique, ayant souvent appelé à un confinement général strict, et se contente de fredonner des non-mesures… Mais pas que, il est ministre de l’Intérieur par intérim mais ne parvient pas à faire respecter ses décisions relatives au port obligatoire du masque et à la distanciation sociale à l’extérieur. 

Le scandale des passe-droits

Aujourd’hui, le système sanitaire s’est totalement effondré : les services de réanimation sont saturés, les stocks d’oxygène médicinal sont en pénurie et les patients sont livrés à eux-mêmes. Les scientifiques multiplient les cris de cœur, les alertes voire parfois les supplices, toutefois, Hichem Mechichi demeure incapable d’être à la hauteur de la crise et déclarer l’état d’urgence sanitaire.
Pire encore, il approuve une campagne de vaccination clandestine pour les ministres et les hauts cadres de l’État et même la députée islamiste du parti Ennahda, Arwa Ben Abbas en a bénéficié. Pendant que Mechichi bénit le favoritisme, les personnes prioritaires sont dans des listes d’attente et seul 2% de la population est vaccinée et les autres se préparent à mourir en silence. Certains le croyaient au fond du trou, mais non, le chef du gouvernement creuse encore !