Gérald Darmanin cherche l’aide de Tebboune contre la DZ Mafia

26/05/2026 – La rédaction de Mondafrique

En visite le lundi 18 mai à Alger, le ministre de la justice, Gerald Darmanin a oeuvré pour une relance de la coopération judiciaire en matière de narco trafic.  Plusieurs demandes françaises d’entraide judiciaire visent en effet de dirigeants de la « DZ mafia » qui sont certes nés dans les quartiers Nord de Marseille, mais dont une dizaine, protégés par une double nationalité, se trouveraient en Algérie, dont Mehdi Abdelatif Laribi, un des fondateurs de l’organisation criminelle

Originaire de la cité Bassens dans le 15e arrondissement de Marseille, Mehdi Laribi grandit dans un environnement social difficile avec son frère Lamine Laribi (« Tac »). Très tôt confronté à la délinquance, il quitte rapidement le système scolaire après plusieurs exclusions. Selon différentes sources, il commence par des vols et petits trafics avant de s’impliquer dans des réseaux criminels plus structurés.

Avant d’être identifié comme figure du grand banditisme, Mehdi Laribi est repéré par le réalisateur Karim Dridi. Il joue dans le film Khamsa, où son surnom « Tic » trouve son origine dans le personnage de « Rachitique ».

Dans les années 2010, les frères Laribi prennent une place importante dans le trafic de stupéfiants des quartiers nord de Marseille. Ils contrôlent plusieurs points de deal liés à la cité Bassens et à d’autres secteurs stratégiques. Leur influence contribue à la structuration progressive de ce qui deviendra la DZ Mafia.

En 2011, Mehdi Laribi est impliqué dans l’affaire dite du « barbecue marseillais », un triple homicide particulièrement violent lié au trafic de drogue. L’affaire marque durablement le narcobanditisme marseillais. Après plusieurs procédures judiciaires, il est condamné à dix ans de prison, tandis que son frère Lamine reçoit une peine plus lourde. Libéré en 2021, Mehdi Laribi tente de reprendre les territoires perdus pendant son incarcération avant de s’enfuir au Maghreb