Tunisie, Chokri Belaïd, la mort d’un Géant !

06/02/2021 – La redaction de Mondafrique

Alors que la Tunisie célèbre le 8eme anniversaire de l’assassinat en 2013 de Chokri Belaïd, leader de la gauche tunisienne, notre chroniqueur Ezzeddine Ben Hamida rend hommage à sa mémoire dans un texte qu’il avait publié le soir même de cette mort tragique.

Ce samedi, le grand syndicat tunisien UGTT et beaucoup d’organisations et associations de la société civile ont appelé à une manifestation massive qui constitue un défi au mouvement islamiste Nahdha, au pouvoir au moment de la mort de Chokri Belaïd et soupçonné par beaucoup, sinon d’avoir initié, au moins d’avoir couvert cet acte odieux.

En 2014, l’élection de Beji Caïd Essebssi contre Moncef Marzouki, soutenu par les islamistes, aurait du marquer le début d’investigations sérieuses sur l’assassinat de Chokri Belaïd. La protection des militants de gauche, comme Hamma Hammami et Rhadia Nasraoui, victimes de menaces des milieux salafistes comme le fut leur camarade Belaïd, aurait du être renforcée. Tel n’a pas été le cas. L’ex président tunisien a préféré consolider son pouvoir grâce à une alliance improbable avec l’adversaire islamiste d’hier (voir le papier ci dessous).

Il est urgent que les conditions de l’assassinat de Chokri Belaïd soient enfin élucidées!

La rédaction de Mondafrique

« Camarade Chokri, dors, repose toi »


« Chokri Belaïd est mort pour que nous puissions vivre dignement.
Il est mort pour que nous puissions vivre démocratiquement
Il s’est sacrifié pour que nos mères soient  libres ;
Il s’est sacrifié pour que nos sœurs soient émancipées ;
Il est parti mais il a laissé dix millions d’enfants ;
Il est parti mais son combat est repris par ses descendants

Ses discours étaient poignants ;
Ses propos étaient touchants ;
Ses mots étaient percutants.

Notre Géant dérangeait ses opposants ;
Notre Héros  déstabilisait ses détracteurs ;  
Notre icône ébranlait ses agitateurs.

Camarade Chokri dors, repose toi,

Nous prendrons ton flambeau, ton combat et ta bataille ;
Nous ne nous laisserons pas intimider ;
Nous ne resterons pas paralysés ;
Nous n’abandonnerons  pas ta lutte.

Dors camarade, tu es désormais notre héros, notre icône, notre géant !
Repose toi, tu as assez donné à ta patrie ;
Nous t’aimons, te glorifions et t’exaltons ;
Tu seras célébré tous les 6 février, nous te le promettons !