Algérie, l’économie en panne

Algérie, l’économie en panne

Rédigé le 13/08/2019
La redaction de Mondafrique

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D’après l’excellent site algérien TSA, les patrons ne sont plus capables de payer leurs impots et l’activité pétrolière régresse de 7% au premier trimestre 2019

Le patron d’un important cabinet de comptabilité confie à nos confrères du site TSA que parmi les centaines d’entreprises que compte son portefeuille de clients, la quasi-totalité lui ont demandé d’adresser à l’administration fiscale une correspondance indiquant qu’elles seront dans l’incapacité de verser, au deuxième semestre 2019, les « acomptes prévisionnels » au titre de l’impôt sur les bénéfices pour l’exercice en cours.

Explication : les entreprises algériennes tous secteurs confondus anticipent une baisse sensible de leur activité et une forte réduction de leurs profits voire, pour nombre d’entres elles, des pertes sévères dans les mois à venir.— Publicité

Plus globalement, de nombreux signaux semblent indiquer que les nuages s’amoncellent au-dessus de l’économie nationale. L’année 2019 pourrait bien mettre à l’épreuve, plus tôt que prévu, une économie et des entreprises déjà fragiles pour la plupart d’entre elles. Pour l’instant, la communication gouvernementale et les statistiques officielles restent discrètes sur la réalité d’une crise économique dont la plupart des opérateurs font pourtant état de plus en plus franchement.

Le pétrole, le bâtiment et l’agriculture en difficulté

C’est ainsi que, pas plus tard que la semaine dernière, les médias officiels tentaient encore de présenter les résultats de la croissance au premier trimestre 2019 comme une nouvelle « rassurante » sur l’état de santé de l’économie nationale.

Selon les statistiques de l’ONS, la croissance globale du PIB de l’Algérie a atteint 1,5% au 1er trimestre 2019. Les commentateurs officiels ont juste oublié de dire que cette « performance » globale est la plus mauvaise des 20 dernières années.

Dans le détail, elle recouvre d’abord une baisse de l’activité du secteur des hydrocarbures qui recule encore de -7,7% au 1er trimestre 2019, contre -2,4% durant la même période de l’année écoulée.

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