Mondafrique

Algérie, l’erreur regrettable de « Mondafrique » sur les hélicos algériens

Rédigé le 29/11/2018
Nicolas Beau

Dans son papier sur « l’éviction ratée de Gaïd Salah », « Mondafrique’ a commis une erreur sur la capacité de transport de l’hélicoptère de l’armée utilisé par le chef d’état major, Gaïd Salah, lorsqu’il s’est rendu récemment au chevet du président Bouteflika.

Depuis 2016, la Russie a livré six hélicoptères de transport de troupe à l’armée algérienne baptisés Mi-26T2. Ces appareils ultra modernes sont  considérés comme les plus grands hélicoptères du monde affichant des performances phénoménale, avec une masse maximale au décollage de 56 tonnes et une soute égale à celle d’un hercule C130. Un d’entre eux est utilisé parfois par le chef d’Etat Major, Gaïd Salah.

Mauvais joueurs

Pour autant, la capacité de transport des troupes par ces avions est estimée à une centaine d’hommes au maximum et non deux cent comme nous l’avons trop rapidement écrit. « Gaïd Salah, indiquait l’article, a donc gagné Zéralda dans un gros hélico de transport de troupe, qui a décollé avec à bord deux cent hommes venus des corps d’élite de l’armée ».

Non sans malice, ceux de nos confrères qui cherchent surtout à discréditer notre media, ont focalisé leurs attaques sur cette tragique erreur matérielle. Ce qui est cocasse, c’est que ces puristes qui nous accablent aujourd’hui annonçaient, voici quelques mois, le remplacement imminent de Gaîd Salah par le général Said Bey, chef alors de la région militaire d’Oran. Depuis, ce gradé a été destitué, emprisonné quelque temps puis libéré sous caution avec interdiction de voyager. Le chef d’Etat Major est toujours en place. Pas un rectificatif, depuis, de leur part.

Ces aimables confrères devraient avoir la pudeur de ne pas confondre l’approximation regrettable faite par Mondafrique avec une « élucubration ».

Usurpation de pouvoir

Pour le reste, nous maintenons nos informations qui montrent à quel point certains clans autour du Président Bouteflika détournent, de façon inédite, les volontés d’un chef d’état à bout de force pour maintenir un pouvoir d’influence ainsi usurpé. Quitte même, comme ils l’ont fait, à tenter d’écarter de son poste le chef d’Etat Major de l’armée algérienne Gaïd Salah, en mettant en avant une volonté présidentielle inexistante.

Nous nous excusons enfin de notre erreur auprès de nos lecteurs. Le coupable sera condamné à payer la tournée générale.

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