La France prend acte du projet de cinquième mandat de Bouteflika

La France prend acte du projet de cinquième mandat de Bouteflika

11/02/2019 – La redaction de Mondafrique

Opposée ces dernier mois à l’option d’un 5e mandat du président algérien totalement diminué, la diplomatie française est condamnée à réviser sa copie face à l’annonce de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika.

La France a approuvé officiellement le scénario du 5e mandat à la suite de plusieurs pourparlers entamés au plus haut niveau par des émissaires dépêchés depuis Alger à Paris. Primus inter pares, le frère du Président et vice roi, Said Bouteflika, accompagné par le chef de la garde présidentielle, le général Ben Ali, un des rares hauts gradés fidèles à la Présidence, se serait lui même déplacé en France.

Selon des sources citées par notre confrère « Maghreb Intelligence », une candidature d’Ahmed Ouyahia, actuel Premier ministre algérien, qui a été longtemps soutenue par Paris, a été jugée dangereuse, compte tenu des oppositions du haut commandement de l’armée algérienne à un tel scénario. Depuis le début de l’année 2019, Xavier Driencourt, l’ambassadeur de France en Algérie, a multiplié les rencontres pour disséquer l’option du 5e mandat. Et dans ses notes envoyées à l’Elysée, évoquées par notre confrère, le diplomate recommande de préparer un véritable processus de transition pour régler la crise de succession de Bouteflik, par la nomination d’un vice président. 

Où on reparle d’un vice président

Reste que la peur d’une disparition subite d’Abdelaziz Bouteflika terrifie les diplomates français. Et pour parer à cette situation,  Maurice Gourdault-Montagne, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, a fortement suggéré à Emmanuel Macron de beaucoup insister auprès de ses interlocuteurs algériens pour mettre rapidement en place de vice-président.

Le message a été reçu. Dans sa déclaration de candidature, Abdelaziz Bouteflika a promis un changement rapide de la constitution. Il reste que les « décideurs » algériens qui n’ont pas réussi ç se mettre d’accord sur un candidat consensuel pour succéder à Bouteflika auront le plus grand mal à trouver la bonne personne pour occuper le poste de vice président, surtout si celui ci a vocation à devenir le président de l’Algérie, et cela sans élection!.

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