Algérie, « Bensalah, va dormir chez toi »

Algérie, « Bensalah, va dormir chez toi »

13/04/2019 – La redaction de Mondafrique

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Le mouvement démocratique algérien qui s’est heurté lors des manifestations du 12 avril aux forces de l’ordre pour la première fois depuis le début de la contestation a réclamé le départ du président intérimaire, Abdelkader Bensallah, le symbole du régime de Bouteflika.

Un cortège monstre a défilé dans le centre d’Alger pour le huitième vendredi consécutif de contestation, le premier depuis l’annonce d’une élection présidentielle, le 4 juillet, pour désigner un successeur à Abdelaziz Bouteflika.

En début d’après-midi le vendredi, une foule dense a investi les rues du centre de la capitale, au moins aussi importante que celle des vendredis précédents, dont les mobilisations étaient déjà jugées exceptionnelles. D’importantes manifestations sont aussi en cours dans d’autres villes d’Algérie.

Bensalah sur un siège éjectable

Les appels à se mobiliser massivement se sont multipliés dès l’annonce mardi de l’entrée en fonctions du président par intérim Abdelkader Bensalah, 77 ans, président de la Chambre haute du Parlement depuis 17 ans et figure de l’appareil mis en place par Bouteflika. En privé, ce dernier ne cacherait pas qu’il a accepté ces fonctions à reculons et sans vraiment les avoir briguées.

Les slogans visent en effet cet apparatchik, chargé selon la Constitution d’organiser des élections annoncées pour le 4 juillet.« Bensalah, va dormir chez toi », peut on lire sur de nombreuses pancartes brandies par les manifestants..

Le général Gaïd Salah, le véritable maitre de la situation politique et qui a choisi de privilégier une transition respectueuse de la constitution, n’a pas été une cible prioritaire pour les manifestants. Ce samedi 13 avril, le chef d’état major et ses principaux conseillers qui représentent le pouvoir réel devraient se réunir pour décider de la suite des événements.

La situation actuelle est difficilement tenable. Selon plusieurs sources, les militaires seraient tentés de sacrifier Abdelkader Bensalah pour apaiser le mécontentement populaire.

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