Algérie, la trahison du chef de la garde présidentielle

Algérie, la trahison du chef de la garde présidentielle

02/04/2019 – Nicolas Beau

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Le dernier rempart du clan présidentiel, le général-major Ben Ali Ben Ali, a fini par céder. En effet, le premier responsable de la Garde républicaine, a accepté finalement le deal proposé par Ahmed Gaïd Salah, le chef d’Etat-Major de l’ANP.

Naguère de redoutables adversaires, Gaïd Salah et Benali Benali ont enterré la hache de guerre au nom de « l’intérêt général » et la « nécessité de préserver l’unité nationale » en cette période très compliquée de l’histoire de l’Algérie. Les deux généraux, les seuls qui détiennent le grade de général de corps d’armée, ont conclu un accord à l’amiable qui permet à l’Algérie de tourner la page Abdelaziz Bouteflika pour jeter les bases d’une nouvelle feuille de route.

Le général-major Benali Benali a préféré ainsi mettre fin à son alliance avec Saïd Bouteflika en partant assister à la réunion organisée ce mardi 2 avril au siège de l’Etat-Major de l’Armée Nationale Populaire, avec les Commandants de Forces, les Commandants des Régions Militaires, le Secrétaire Général du Ministère de la Défense Nationale et les Chefs des deux Départements de l’Etat-Major de l’Armée Nationale Populaire. Une réunion au cours de laquelle l’institution militaire a décidé à l’unanimité de ne plus laisser le pouvoir entre « les mains de la Présidence de la République ». En perdant ainsi son dernier allié, Saïd Bouteflika a échoué à conserver le pouvoir et son influence au plus sommet de l’Etat du pays.

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